Pierre Judet de La Combe

 

 

Curriculum vitae. 1

Études, diplômes. 1

Postes, fonctions. 1

Enseignement 1

Autres activités. 2

Distinctions. 2

Travaux (mai 2005) 2

1. Ouvrages. 2

2. Articles, contributions. 3

À paraître : 7

Projet de recherche. 7

 

 

Directeur de Recherches au C.N.R.S.

Directeur d’Etudes à l’E.H.E.S.S. (Paris)

Centre de Recherches Interdisciplinaires sur l'Allemagne

U.M.R. C.N.R.S.-E.H.E.S.S. 8131

Tél. 01 42 01 01 54, ou 06 70 26 12 20

pierredelacombe@free.fr

 

 

Curriculum vitae

 

né en 1949.

 

Études, diplômes

- Études universitaires à l'Université de Lille 3.

- Agrégation de Grammaire en 1972.

- Thèse de Troisième Cycle soutenue à l'Université de Lille 3 en 1981 ("La réflexion lyrique dans l'Agamemnon  d'Eschyle"), sous la direction de Jean Bollack.

- Habilitation à Diriger des Recherches soutenue à l'Université de Lille 3 le 1er février 1992 (Commentaire des épisodes de l'Agamemnon d'Eschyle), sous la direction de Jean Bollack.

 

Postes, fonctions

- Enseignement secondaire (Drancy, Saint-Denis) en 1972-74.

- Entré au C.N.R.S. en 1975, comme ingénieur de recherche au Collège de France (Fernand Braudel), puis au Centre de Recherches Historiques (E.H.E.S.S.), puis au Centre de Recherche Philologique (C.N.R.S., Université de Lille 3).

- nommé chercheur au C.N.R.S. (Chargé de Recherche de 1ère classe) en 1987.

- nommé Directeur de Recherche de 2e classe en 1994.

- directeur du Centre de Recherche Philologique de l'Université de Lille 3 (C.N.R.S., Unité de Recherche Associée 992), de 1986 à 1997.

- directeur (de 1998 à 1999) de l'Unité Mixte de Recherche 8519 ("Savoirs et Textes").

- élu Directeur d'Études cumulant à l'E.H.E.S.S. en juin 2002

- intégré à l'UMR 8131 dirigée par Michael Werner, "Centre de recherches interdisciplinaires sur l'Allemagne" (C.N.R.S., E.H.E.S.S.) en janvier 2003

 

Enseignement

- Enseignement de D.E.A. (Diplôme d'Études Approfondies) à l'Université de Lille 3 depuis 1978.

- Enseignement de Littérature grecque à l'École Normale Supérieure-Ulm de 1981 à 1987.

- 1991-2000 : enseignement de Littérature Grecque à l'Université de Lille 3 (D.E.A., Agrégation, Maîtrise, Licence, 1er cycle).

- En septembre 2002, Professeur invité à l'Université de Sao Paulo.

- Depuis janvier 2003, enseignement à l'EHESS comme Directeur d'Études. Titre du séminaire : L'interprétation littéraire. Théories et pratiques.

 

Autres activités

- Création en 1991, avec Pietro Pucci (Cornell), Gregory Nagy (Harvard), Philippe Rousseau (Lille), du séminaire annuel sur la poésie grecque CorHaLi, séminaire ensuite élargi à Lausanne (Claude Calame) et à Princeton (Froma Zeitlin).

- Invitation au Wissenschaftskolleg zu Berlin en 1995-96.

- Professeur invité à l'Université de Cagliari, mai 1997.

- Organisation avec Vittorio Citti (Trente) en 1999 d'un Doctorat International de Philologie classique (Trente-Lille; puis Trente-Lille-Cagliari-Paris). Participation à la Commission d’admission.

- Membre nommé du Conseil National des Universités (8e section, Langues et Littératures Anciennes) 2000-2003.

- Participation à la mission dirigée par Heinz Wismann (EHESS) et commanditée par le Ministère de l'Éducation Nationale sur l'enseignement du grec et du latin. Novembre 2001-mars 2004.

- Participation à la Sommerschule Literaturwissenschaft, à Marbach (Deutsches Literatur Archiv), juillet 2003 et 2005.

- Coordination, avec Marc B. d Launay de la collection Nouvelles traductions aux Editions Bayard, depuis avril 2004.

- Participation à l’évaluation, commanditée par l’Université de Bologne, de son Département de Philologie classique, mars 2005.

 

Distinctions

- Médaille de bronze du C.N.R.S. en 1992.

- Prix Zographos, décerné en 2002 par l'Association pour l'Encouragement des Études Grecques pour le livre L'Agamemnon d'Eschyle. Commentaire des dialogues, Lille, 2 vol., 2001.

 

 

Travaux (mai 2005)

 

1. Ouvrages

 

1 — avec Jean Bollack et Heinz Wismann, La Réplique de Jocaste. Sur les fragments d'un poème lyrique découverts à Lille (Papyrus Lille 76 a, b et c), Lille/Paris, Presses Universitaires de Lille/Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme (Cahiers de Philologie 2), 1977.

2 — avec Jean Bollack, L'Agamemnon d'Eschyle. Le texte et ses interprétations, vol. 1, 1 (Agamemnon 1, première partie, introduction : "La dissonance lyrique", p. p. xi-cxxv), Lille/Paris, Presses Universitaires de Lille/Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme (Cahiers de Philologie  6), 1981.

Des extraits de l'introduction ont été traduits en allemand sous le titre "Der Mythos zur Schau gestellt" dans : R. Schlesier (éd.), Faszination des Mythos, Bâle/Francfort sur le Main, 1985, p. 145-166.

3 — L'Agamemnon d'Eschyle, vol. 2 (Agammenon 2. Le deuxième Stasimon, l'accueil du roi, le troisième stasimon, le dernier "stasimon"), Lille/Paris, Presses Universitaires de Lille/Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme (Cahiers de Philologie 8), 1982, 377 p.

4 — avec Ariane Mnouchkine, Les Atrides. Eschyle. Agamemnon, Paris, Théâtre du Soleil, 1991.

5 — avec Hélène Cixous, Les Atrides. Eschyle. Les Euménides, Paris, Théâtre du Soleil, 1992.

6 — avec Fabienne Blaise et Philippe Rousseau (dirs.), Le Métier du mythe. Lectures d'Hésiode, Lille, Presses Univesitaires du Septentrion, 1996 (Cahiers de Philologie 16, série Apparat Critique), 570 p.

7 — avec Myrto Gondicas, Eschyle. Prométhée enchaîné, traduction, Éditions Comp'Act, Chambéry, 1996, 69 p.

8 — avec Myrto Gondicas, Eschyle. Les Perses, traduction, avec notes et un essai, "Sur la tragédie des Perses", Éditions Comp’Act, Chambéry, 2000, 90 p.

­9 — avec Myrto Gondicas, Euripide. Médée, traduction, Éditions Comp’Act, Chambéry, 2000, 90 p.

10 — L’Agamemnon d’Eschyle. Commentaire des dialogues, 2 vols. (Cahiers de Philologie 18. Série Les textes), Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2001, 893 p.

Cet ouvrage a reçu le prix Zographos de l'Association pour l'Encouragement des Études Grecques, 2002

11 — avec Heinz Wismann, L’Avenir des langues. Repenser les Humanités, Paris, Editions du Cerf, collection « Passages », 2004, 242 p.

12 — Eschyle. Agamemnon, traduit et commenté par P. J., Paris, Editions Bayard, janvier 2005, 219 p.

 

À paraître :

13 — La tragédie de mot à mot. Essai sur le théâtre d'Eschyle. À paraître aux Éditions du Cerf, collection "Passages", 2005, environ 250 p.

14 — Aristophane. Les Grenouilles, traduit et commenté par P. J., à paraître aux Editions Bayard, 2005.

 

 

2. Articles, contributions

 

2.1. Sur la littérature grecque ancienne

 

15 — avec Barbara Cassin, "La cible", Revue de Poésie 80, déc. 1979 (Langues mortes), p. 48-51 (sur Pindare, Olympiques 2, 91 ss.).

16 — "Dialogue et mythe dans la tragédie", Cahiers Confrontation 16, automne 1986 (Palimpsestes), p. 191-205.

17 — "La voix commune de Jocaste", théâtre/public 70-71, juillet-octobre 1986, p. 26-29.

18 — "Étéocle interprète. Action et langage dans la scène centrale des Sept contre Thèbes d'Eschyle", dans : J. Lallot et al. (éds.), Études de Littérature Ancienne 3 (Le texte et ses représentations), Paris, Presses de l'École Normale Supérieure, 1987, p. 57-79.

19 — "Événement et critique dans la tragédie grecque. Quelques repères", Lalies 6 (Actes des Sessions de Linguistique et de Littérature. Aussois, 1984), 1988, p. 195-229.

20 — "Les voies du mythe en Lithuanie". Entretien avec A.J. Greimas, en collaboration avec G. Pinault, J.-L. Durand, P. Ellinger, Lalies 6 1988, p. 9-39.

21 — "Politique et esthétique du langage selon les Euménides d'Eschyle", dans : R. Deldime (éd.), 1er Congrès Mondial de Sociologie du Théâtre (Rome, juin 1986), Rome, 1988, p. 393-410.

22 — "La langue de Thèbes (Eschyle, Sept, v. 69 ss. et 170)", Metis 3 (1-2, Théâtre grec et tragique), 1988, p. 207-30.

23 — "La force argumentative du dérisoire. Agamemnon, 931-43", Sacris Erudiri 31 (Mélanges offerts à R. Bogaert et à H. Van Looy), 1989-90, p. 209-37.

24 — "Rationalisation du droit et fiction tragique : les Euménides d'Eschyle", dans : J.-Fr. Mattéi, La Naissance de la raison en Grèce, Paris, Presses Universitaires de France, 1990, p. 266-77. Traduction allemande par B. Schulz, "Rationalisierung des Rechts und tragische Invention. Die Eumeniden und das tragische Individuum", Internationale Zeitschrift für Philosophie 1993, 2 (Individuum und Person), p. 228-243

25 — "Espace public et individualité selon la tragédie. Sur l'Agamemnon d'Eschyle", Hermès  10 (Espaces publics, traditions et communautés), 1992, p. 39-56.

26 — "Eschyle. Orestie", dans : Encyclopédie philosophique universelle, vol. 3, J.-Fr. Mattéi (éd.), Les œuvres, Paris, Presses Universitaires de France, 1992.

27 — "Stésichore. Poème thébain", ibid.

28 — "L'autobiographie comme mode d'universalisation. Hésiode et l'Hélicon", dans : A. Arrighetti-F. Montanari (éds.), La Componente autobiografica nella poesia greca e latina fra realtà e artificio letterario, Pise, 1993, p. 25-39.

29 — "Antigone, 361-64", dans : A. Machin-L. Pernée (éds.), Sophocle. Le texte, les personnages (Actes du Colloque international d'Aix-en-Provence, 10-12 janvier 1992), Aix en Provence, 1993, p. 133-40.

30 — "Zur Darstellung des Individuums in der griechischen Tragödie durch ein pragmatisches Verfahren" (trad. all. par B. Schulz), dans : G. Boehm-E. Rudolph, Individuum. Probleme der Invidualität in Kunst, Philosophie und Wissenschaft, Stuttgart, 1994, p. 25-47.

31 — "Les critères du jugement droit dans les Travaux et les jours d'Hésiode", Participation au séminaire de Raymond Verdier (C.N.R.S.-Paris X) sur Le Jugement. 30 novembre 1993. Texte publié dans Droit et Cultures 29, 1995, p. 159-175.

32 — "Sur la reprise d'Homère par Eschyle", Lexis 13, 1995, p. 129-144 (Atti del Convegno internazionale Intertestualità : il "dialogo" fra testi nelle letterature classiche. Cagliari, 24-26 novembre 1994).

33 — "Abstraction et récit dans le poème thébain de Stésichore", dans : L. Dubois (éds.), Poésie et lyrique antiques, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 1995, p. 11-27.

34 — "La dernière ruse: 'Pandore' dans la Théogonie. ", dans : F. Blaise et al. éds., Le Métier du mythe, cf. supra n° 6, p. 263-299.

35 —  en collaboration avec Alain Lernould, "Sur la Pandore des Travaux.  Esquisses", ibid., p. 301-313.

36 — Traduction (de l'allemand) d'Ada Neschke, "Dikè. La philosophie poétique du droit dans le "Mythe des races" d'Hésiode", ibid., p. 465-478.

37 — Traduction (de l'italien) de Graziano Arrighetti, "Hésiode et les Muses : le don de la vérité et la conquête de la parole", ibid., p. 53-70.

38 — Traduction (de l'italien) d'Ezio Pellizer, "Réflexions sur les combats de la Théogonie", ibid., p. 235-253.

39 — "La construction de l'idée de destin individuel dans la tragédie grecque", dans J. Bessière (éd.), Théâtre et destin. Sophocle Shakespeare, Racine, Ibsen, Paris, Champion, 1997, p. 15-40. 40 — Traduction de P. Szondi, "König Ödipus", extrait de Versuch Über das Tragische (Francfort sur le Main, 1961), dans J. Bessière (éd.), Théâtre et destin. Sophocle Shakespeare, Racine, Ibsen, Paris, Champion, 1997, p. 9-14, reprise dans la trad.par Myrto Gondicas et al. de l’Essai sur le tragique, Belval, Circé, 2003 p. 81-87 .

41 — "Sur le péan d'Agamemnon (Choéphores, 152-158)", Les Cahiers du G.I.T.A. 10, (Montpellier), 1997, p. 31-40.

42 — « Euripide e il tragico del non tragico » (trad. it. Par R. Saetta-Cottone), Lexis 15, 1997 (Atti del Convegno Forme e interpretazioni del tragico, Torino 11-12 aprile 1997), p. 45-58.

43 — "Euripide et le tragique du non-tragique. À propos de

l’Hippolyte", Europe, 837-838, janvier-février 1999 (Les Tragiques grecs, dir. B. Mezzadri), p. 182-200 (= texte publié d’abord en it., cf.n° 40).

44 — "Pindare, Première Olympique, premier vers : ‘Ce qu’il y a de mieux, l’eau’", Les Cahiers de Prospéro. Revue du Centre national des écritures du spectacle 9, mars 1999 (Carte blanche à Alain Béhar), p. 26-34.

45 — "Remarques sur la relation entre image et langage dans les Sept contre Thèbes d'Eschyle", dans : D. Mulliez (éd.), La Transmission de l'image dans l'Antiquité, Lille, Publications de l'Université de Lille 3, Collection Ateliers, 1999.

46 — "Sur quelques passages de l'Agamemnon et des Choéphores d'Eschyle", (Atti del Convegno internazionale Il testo di Eschilo e le sue interpretazioni, Cagliari, 21-23 maggio 1998), Lexis, 17, 1, 1999, p. 83-102.

47 — "Remarks on Aeschylus's Homer". Version anglaise du n° 32, parue dans : Postwar French Thought, vol. 3, Antiquities, éd. par N. Loraux, G. Nagy et L. Slatkin, New York, 2001, p. 384-394.

48 — "La guerre des Perses", dans : F. Lecercle (éd.), Théâtres de la guerre. Eschyle, Shakespeare, Genet, Paris, 2001, p. 107-141.

49 — "Médée, quelqu'un", Études théâtrales 21, avril 2001 (La tragédie grecque, défi de la scène contemporaine, éd. par G. Banu, Louvain), p. 111-122.

50 — "Lettre et niveaux de sens, 'Agamemnon', 1560-1571", Lexis 19, 2001, p. 21-32.

51 — "Lyrique chorale", "Tragédie grecque", contributions à Cent titres, vol. 2, Poésie grecque et latine, édité par D. Buisset, Centre International de Poésie Marseille, Marseille, 2002, p. 48-68.

­52 — "Notes pour une lecture du Philoctète de Sophocle", Lexis 20, 2002, p. 13-24.

53 — "La mémoire épique dans Les Perses d'Eschyle", dans : A. Bouvier Cavoret, Théâtre et mémoire. Actes du Colloque international, Avignon, 17-19 novembre 1999, Paris, 2002, p. 51-57.

54 — "Le rire de plus. Sur les premiers vers des Grenouilles d'Aristophane", Humoresques (dir. Judith Stora-Sandor, Université de Paris VIII), 18, 2003, p. 23-37.

55 — "Réflexion dramaturgique et lyrisme. Sur les chœurs de l'Agamemnon et du Prométhée d'Eschyle", dans Jacques Jouanna (éd.), La Poésie grecque antique, Actes du XIIIe Colloque de la Villa Kérylos, (18-19 octobre 2002), Paris, 2003, p. 129-150.

60 — "La Médée d’Euripide : les raisonnements de la colère", dans Raymond Verdier (éd.), Vengeance. Le face-à-face victime/agresseur, série Autrement, 2004, p. 29-55.

61 — Article Themis, Dikè, Thesmos, Nomos dans le Dictionnaire des Intraduisibles, dir. par Barbara Cassin, Paris, Editions du Seuil, 2004, p. 1291-94.

 

À paraître :

62 — "Ariane Mnouchkine and the History of the French Agamemnon",  à paraître dans les Actes du Colloque Agamemnon in Performance, 458 BC-2001 AD, Oxford, 20-22 septembre 2001(Oliver Taplin).

63 — "Médée. Individualité et argumentation", à paraître dans la revue Prometheus.

 

 

2.2. Sur l’histoire de la philologie et sur les études classiques

 

64 — "Champ universitaire et études homériques en France au XIXe siècle", dans : M. Bollack-H. Wismann-Th. Lindken (éds.), Philologie und Hermeneutik im 19. Jahrhundert II, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 1983, p. 25-60.

65 — "Philologie et histoire", dans : A. Burguière (éd.), Dictionnaire des sciences historiques, Paris, Presses Universitaires de France, 1986, p. 509-513.

66 — "Sociologie et philologie critiques. À propos de la tragédie grecque", dans : R. Moulin (éd.), La sociologie de l'art (Actes des journées de la Société Française de Sociologie, Marseille, juin 1983), Paris, La Documentation Française, 1986, p. 355-372.

67 — Présentation d'Ennio Quirino Visconti (avec A. Filliat) et de son article "Philologie" pour la rééd. des Rapports à l'Empereur sur le progrès des sciences, des lettres et des arts depuis 1789 (1809, publ. en 1810-1815), vol. 4 Histoire et littérature ancienne (vol. confié à B.-J. Dacier), rééd. dir. pour ce vol. par Fr. Hartog, Paris, Belin, 1989, p. 33-35, 37-39, 288-290.

68 — Traduction (de l'allemand) d'Axel Horstmann, "L'herméneutique comme théorie générale et comme organon des sciences philologiques chez August Boeckh ?", dans : André Laks-Ada Neschke (éds.), La Naissance du paradigme herméneutique. Schleiermacher, Humboldt, Boeckh, Droysen, Lille, Presses Universitaires de Lille, 1990 (Cahiers de Philologie 10, série Apparat critique), p. 327-347.

69 — "Philologie classique et légitimités. Quelques questions sur un modèle", dans : M. Werner-M. Espagne, Philologiques I, Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1990, p. 9-26.

70 — "Histoire d'une phrase (Eschyle, Agamemnon, 869-873)", dans : M. Espagne-M.Werner (éds.), Philologiques III. Qu'est-ce qu'une littérature nationale ? Approches pour une théorie interculturelle du champ littéraire, Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1994, p. 431-448.

71 — "La querelle philologique du mythe. Les termes d'un débat en Allemagne et France au début du siècle dernier", Revue Germanique Internationale  4,  1995, p. 55-67. Texte d'abord paru sous le titre "Eigentliche oder symbolische Namen. Die Streitfrage der griechischen Mythologie in Leipzig und Paris zu Beginn des 19. Jahrhunderts", dans : M. Espagne-M. Liddell (éds.), Von der Elbe bis an die Seine. Kulturtransfer zwischen Sachsen und Frankreich im 18. und 19. Jahrhundert, Leipzig, 1993 (Deutsch-Französische Kulturbibliothek 1), p. 313-329.

72 — "Sur la relation entre interprétation et histoire des interprétations", Revue Germanique Internationale 8 (Théorie de la littérature), 1997, p. 9-29

73 — "'Le savant antiquaire de Gœttingue'. Karl Otfried Müller en France", dans : W. Calder III-R. Schlesier (éds.), Zwischen Rationalismus und Romantik. Karl Otfried Müller und die antike Kultur, Hildesheim, 1998, p. 283-311.

74 — "Sur la perfectibilité d’Homère. Friedrich August Wolf et Benjamin Constant", dans : É. François et al. (éds.), Marianne-Germania. Deutsch-französischer Kulturtransfer im europäischen Kontext, 1789-1914, Leipzig, 1998 (Deutsch-Französische Kulturbibliothek 10), vol. 1, p. 253-274.

75 — "Klassiche Philologie als moderne Kulturkritik. Wilamowitz und die Orestie", dans : Chr. König-E. Lämmert (éds.), Konkurrenten in der Fakultät. Kultur, Wissen und Universität um 1900, Francfort-sur-le-Main, 1999, p. 248-259.

76 — "Untersteiner - l'Orestie - Wilamowitz. Esquisse d'un dialogue implicite", dans L. Belloni et al. (éds.), Dalla Lirica al Teatro. Nel ricordo di Mario Untersteiner (1899-1999) (Atti del Convegno Trento-Rovereto, Febbraio 1999), Trente/Rovereto, Labirinto 43, 1999, p. 107-118.

77 — "Entre philosophie et philologie. Définitions et refus du tragique", dans : C. Morenilla-B. Zimmermann (éds.), Das Tragische (Actes du Congresso internacional de teatro, La tragedia y el concepte de lo tragico, Valencia, 12-14 novembre 1998), Drama. Beiträge zum antiken Drama und seiner Rezeption, 9, 2000, p. 97-107.

78 — "Interprétation et poésie critiques", c.r. de J. Bollack, L'Écrit. Une poétique dans l'œuvre de Paul Celan, Paris, P.U.F., 2003, Critique 672, mai 2003, p. 317-331.

79 — "La communauté des langues mortes et les identités culturelles européennes", publié sur le site de l'E.H.E.S.S. (Programme de Recherches Interdisciplinaires Aires culturelles, dir. Francis Zimmermann, juin 2003).

­80 — avec Heinz Wismann, Premières réflexions sur l’enseignement des langues et des cultures classiques (septembre 2003), pré-rapport de la Mission ministérielle sur les études classiques, publié sur le site du Ministère de l’éducation nationale, 20 p.

81— Avec Heinz Wismann, « Plaidoyer pour des Humanités modernes », Le Figaro, 18-19 novembre 2004, p. 13.

82 — Article « Antiquité » pour le volume Notions (Notionnaire 1) de l’Enclycopaedia Universalis, Paris, 2004, p. 48-50.

83 — « De l’avenir des langues », avec Heinz Wismann, entretien pour le revue Labyrinthe 19, automne 2004, p. 11-29.

 

À paraître :

84 — Articles G. Hermann/A. Boeckh, C. Lachmann, F.A. Wolf pour l'Encyclopédie de la Germanistique, dir. M. Espagne, Paris, Bayard.

85 — "L’intérêt pour l’Antiquité classique en France : arguments, institutions, comparaisons", à paraître dans les Actes de la rencontre Quale futuro per gli studi classici in Europa ?, dir. Luciano Cicu, Sassari, 28-30 novembre 2001.

 

 

Projet de recherche

 

Mon travail pendant ce séjour au Collegium Budapest aura une double orientation :

- D’une part, il s’agira de préparer le volume collectif qui sera édité par le CRIA (EHESS) sur les différentes reconstructions modernes de l’Antiquité classique en Europe. Ce volume rassemblera des contributions portant sur la question du rapport Ancien/Moderne, telle qu’elle a été traitée dans les diverses cultures européennes lors de trois « renaissances » des Anciens qui, avec des intensités et des portées sociales différentes, ont permis aux auto-représentations de la modernité de se constituer : 1. lors de la Renaissance italienne et de son prolongement dans le conflit entre Réforme et Contre-Réforme, 2. avec le classicisme, 3. avec le « second humanisme », à la fin du XVIIIe  siècle, et sa « réplique » culturelle et universitaire autour de 1900. Ce volume devrait contribuer à définir les modèles culturels qui ont ainsi été mis en place, en insistant sur leurs différences, puisque « l’Antiquité » était chaque fois une reconstruction adaptée à une volonté de transformation radicale de l’état présent. Les contributions insisteront sur les effets institutionnels de la redéfinition d’un rapport actuel aux traditions anciennes, en testant la pertinence du concept wébérien de « différenciation », qui est communément admis comme fournissant l’un des marqueurs objectifs de la modernité : l’Antiquité, lors de ces renaissances, servait, face à la spécialisation des savoirs, de point de référence faisant espérer une « synthèse culturelle » possible.

- La seconde orientation du travail sera plus personnelle, et servira d’exemple particulier. A partir de deux objets limités, les lectures de la tragédie et de la comédie grecques depuis la fin du XVIIIe, il s’agira d’analyser la manière dont se sont mis en place, dans leurs différences selon les traditions culturelles et scientifiques européennes, différents types de discours savants. Le travail se présentera comme un essai de généalogie des conflits d’interprétation. Au-delà du conflit entre les thèses défendues, qui se caractérise par une stabilité remarquable depuis la fin de la Querelle des Anciens et des Modernes jusqu’à nos jours, j’aimerais parvenir à une typologie claire des oppositions qui ont constitué les horizons d’attente, souvent implicites, des démarches interprétatives. Ce sont, en effet, des conceptions différentes de l’histoire, de la langue, de l’individualité des œuvres et des auteurs, qui se sont trouvées aux prises les unes avec les autres. Ces conceptions, qui dépassent les clivages disciplinaires et forment des paradigmes généraux, à la fois rivaux et successifs, de l’intelligibilité historique rivaux, s’opposent dans la manière dont elles considèrent le caractère historique des œuvres anciennes, comme œuvres de langage et comme œuvres dépendant d’un contexte social donné. Le but est de parvenir à la définition d’une « logique des interprétations » qui dépasse l’idée habituelle des changements de paradigme : cette idée, qui renvoie à une conception discontinuiste de l’histoire, n’explique pas comment on a pu passer d’un paradigme à l’autre, et ne rend pas compte de la possibilité d’une discussion argumentée entre les tenants de paradigmes différents. Elle tend donc, malgré son caractère profondément relativiste, à accréditer l’idée qu’une science unique s’est déployée, à travers ses propres révolutions internes, et ne permet pas de penser les conflits qui, à une même époque donnée, opposent les sciences historiques à elles-mêmes. L’hypothèse qui guide mes analyses est que les traditions interprétatives ont, sous des formes différentes selon les contextes historiques, développé et illustré au moins trois idées antagonistes du langage, qui sont sous-jacentes aux interprétations et dont les différences ont engendré des conflits sans solution (sinon par épuisement des problématiques) :

– un modèle « technique » de la communication, lié à la philosophie classique, du langage compris comme signe des concepts et visant à la transmission réussie d’informations (sur l’état des choses ou sur l’état du sujet parlant) ; est alors privilégiée la dimension dénotative du langage ; c’est cette idée que l’on trouve à l’œuvre dans les philologies de nature empiriste, comme dans la tradition anglo-saxonne actuelle ;

– un modèle « expressif », d’origine romantique ; selon lequel le sujet parle non pour transmettre un contenu, mais pour signaler une individualité ; l’accent est mis sur la dimension connotative du langage. Les philologies de l’expressivité, qui insistent sur les traits de style, sur la relation entre ces traits et une expérience vécue, ou bien privilégie la dimension individuelle  de l’expression, comme dans la philologie dite « traditionnelle » en Allemagne, ou bien la dimension collective des pratiques symboliques, comme dans les sciences sociales d’origine française ;

– un modèle « réflexif », également d’origine romantique, mais plus proche des théories de Kant, chez Schleiermacher et Humboldt, qui prend pour objet non les propositions (comme dans le premier modèle), ni les traits stylistiques ou énonciatifs (comme dans le second), mais le texte dans sa cohérence progressive : l’objet linguistique est en effet le discours comme pratique donnant lieu à une redéfinition rétrospective, de phrase en phrase, du sens des énoncés déjà posés.

        Le travail consistera à revenir, d’abord, sur la définition de ces différents modèles, sur leurs oppositions historiques, puis à mesurer la manière dont ils interagissent dans les discussions savantes qui, de manière le plus souvent implicite, les font fonctionner tous les trois, selon les niveaux d’interprétation ou les types d’intérêts portés au texte. On devrait ainsi contribuer à une meilleure compréhension de la manière dont se constituent et se solidifient des traditions de lecture.

 

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